Pour familiariser le recyclage auprès des citoyens marocains et faire comprendre que les poubelles sont aussi une richesse si on les traîte différemment.
mercredi 9 novembre 2016
lundi 7 novembre 2016
Quand les habitants gèrent vraiment leur ville
« Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques
de son pays,soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants
librement choisis ».
« Les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes
ou par leurs représentants la nécessité de la contribution publique,
de la consentir librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la quotité,
l'assiette, le recouvrement et la durée ».
Dans les deux cas, on trouve affirmé le droit à l'intervention.
L'affirmation de ce principe d'intervention directe est plus que jamais d'actualité pour répondre aux défis du monde moderne, par exemple pour contribuer à un « développement durable», seul moyen de sauver notre planète.
En effet, la notion de durabilité implique que le développement soit réellement pris en charge par la société toute entière et donc par chaque individu, qui doit en particulier prendre conscience de l'impact de ses propres comportements de consommation.
Le développement ne se décrète pas, il est un processus vivant auquel participent tous les citoyens... chacun à sa place.
Si nous nous reposons sur les seules autorités «légitimes » pour protéger nos
intérêts et notre cadre de vie, au niveau tant local que national ou mondial, il n'y a pas de durabilité possible. Nous le constatons tous les jours.
Partout, la ville et son évolution, le devenir de la population confrontée à des conditions de vie dramatiques, sont l'objet de débats et de recherches chez les politiques, à l'université, dans les ONG, …
Les réponses locales à ces nouveaux dilemmes urbains sont souvent plus efficaces.
Elles sont construites en tenant compte des perceptions, de la motivation et de la culture de la population ;elles s'appuient sur les réalités locales .
Des politiques sociales efficaces doivent partir du local, c'est un point qui fait consensus chez les chercheurs.
Elles réfléchissent à leur devenir de manière stratégique:
- planifiant le développement économique, culturel,
- repensant les espaces publics urbains,
Un espace ouvert se constitue et surgissent les conditions de la formation d'un
nouveau type de citoyenneté : une citoyenneté active, participative, critique, qui se différencie de la citoyenneté traditionnelle, celle des demandes individuelles, des révoltes isolées et vaines.
C'est cet espace public totalement nouveau qui permet l'émergence d'une citoyenneté plus consciente,plus critique et plus exigeante.
«Faire de la ville un endroit où il est agréable de vivre doit être l’objectif de tout conseil municipal.»
jeudi 3 novembre 2016
Photographies édifiantes des plus grandes décharges d’électronique au monde
Pendant plusieurs mois, le photographe Kai Loeffelbein a suivi les déchets électroniques de l’Occident jusqu’à leurs destinations finales : des décharges à ciel ouvert en Afrique et en Asie. Pour réaliser sa « topographie des e-déchets », Kai Loeffelbein est allé au Ghana, en Chine et en Inde. Il nous livre de ces voyages un témoignage déroutant sur la sombre réalité qui se cache derrière notre consommation effrénée de gadgets électroniques, et sur la triste fin d’objets sitôt sur le marché, sitôt désuet.
Un phénomène que le photographe retrouvera à Accra, la capitale du Ghana, où des câbles divers sont brûlés par des enfants afin d’en récolter le cuivre. La quantité de fumées toxiques qui s’en dégage témoigne des conditions dans lesquelles les populations vivent aux abords de ces lieux que l’occident a choisi pour en faire ses poubelles à ciel ouvert. Enfin, Kai Loeffelbein s’est rendu en Inde, à Delhi dans le quartier de Seelampur, où se situe le plus grand marché de ferraille indien. Là-bas, on y répare d’anciens écrans de télévision, et surtout, on y démantèle chaque jour des milliers de kits main-libre, de portables ou d’ordinateurs.
Rendre visible un phénomène occulté à l’ampleur considérable
Depuis 2011, Kai Loeffelbein s’attèle à documenter un monde que l’on voit rarement dans les publicités des grandes marques d’électro. Jugeant que la responsabilité du monde occidental par rapport à ses modes de consommation reste encore très largement à développer, voir à faire émerger, il a pris le parti de mettre son art au service d’une prise de conscience collective. Cette prise de conscience, c’est celle qui concerne le devenir des quelques 41,8 millions de tonnes de produits électroniques que nous jetons dans le monde, ce chaque année. La Chine et les États-Unis seraient, à eux-seuls, responsables d’un tiers de la production de ces déchets. Mauvaise nouvelle, le monde semble chercher à suivre le mode de vie américain et sa consommation à outrance. On estime que d’ici à 2017, le volume de déchets électroniques aura augmenté de plus d’un tiers.
Dans un monde idyllique tourné vers une économie circulaire et le développement durable, ces millions de tonnes de déchets pourraient être traitées, triées, et recyclées ne laissant aucun trace derrière eux. Cependant, aujourd’hui encore, la portion de déchets électroniques recyclés est très faible, à peine 12,5%. Beaucoup d’appareils ne peuvent simplement pas l’être. Aux États-Unis, ces déchets comptent pour 2% des déchets présents dans les décharges américaines, mais contiennent 70% de tous les déchets toxiques. Comme le soulève Kai Loeffelbein, faisant écho d’une récente étude de Basel Action Network, les déchets électroniques qui sont effectivement envoyés au recyclage, quant à eux, se retrouvent en vérité exportés à hauteur de 50 à 80%… vers les régions pauvres de la planète.
Partant de ces constats affligeants pour l’espèce humaine quant à notre capacité de gestion de ces déchets, le photographe s’est attelé à réaliser un travail documentaire au cœur des plus grandes décharges d’électronique au monde. Il s’est donc rendu à Guiyu, dans la province de Guangdong, en Chine, où se trouve selon lui la décharge la plus importante de la planète. Là-bas, des camions entiers de vieux ordinateurs, de portables, ou d’électro-ménager déchargent le tout dans cette province pauvre de la Chine. Les rues, les jardins, les maisons, les moindres espaces libres servent à stocker ces déchets en attendant leur traitement. De petites mains s’occupent ensuite de récupérer, démanteler, brûler, ces objets à la recherche de métaux précieux, de matériaux réutilisables. Telle une morbide ironie, sur nombre d’appareils, on peut lire l’étiquette « made in China ».
Un phénomène que le photographe retrouvera à Accra, la capitale du Ghana, où des câbles divers sont brûlés par des enfants afin d’en récolter le cuivre. La quantité de fumées toxiques qui s’en dégage témoigne des conditions dans lesquelles les populations vivent aux abords de ces lieux que l’occident a choisi pour en faire ses poubelles à ciel ouvert. Enfin, Kai Loeffelbein s’est rendu en Inde, à Delhi dans le quartier de Seelampur, où se situe le plus grand marché de ferraille indien. Là-bas, on y répare d’anciens écrans de télévision, et surtout, on y démantèle chaque jour des milliers de kits main-libre, de portables ou d’ordinateurs.
Une pollution abominable, toxique pour les populations et l’environnement
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le photographe semble avoir réussi son coup. À la vue de ses photographies, il est presque impossible de ne pas mesurer l’ampleur des dégâts que notre consommation/production irresponsable d’électronique engendre dans certaines parties de la planète. Qu’il s’agisse des conditions terribles dans lesquelles les populations pauvres travaillent et vivent aux abords de ces décharges à ciel ouvert, ou les conséquences catastrophiques des substances toxiques qui s’en échappent sur l’environnement, les photographies de Kai Loeffelbein révèlent une réalité bien noire.
Sur le site du projet, on trouve aussi les preuves d’un réel engagement et effort d’information de la part du photographe, qui a pris le temps de retranscrire les différentes substances toxiques contenues dans ces déchets électroniques, mais aussi leurs effets sur les individus intoxiqués. Bref, le travail de Kai Loeffelbein est un travail d’une rare qualité, qui pousse l’effort de documentation et d’alerte jusqu’au bout, en espérant éveiller les consciences.
Le secret industriel bien gardé des piles alcalines : elles sont rechargeables !
Les industriels de la pile nous l’avaient bien caché : les piles alcalines dites à usage « unique » seraient en fait rechargeables. Des chercheurs, energy-hackers, ont déterré un brevet de 1980 tombé dans le public mais surtout aux oubliettes. Ils espèrent aujourd’hui l’utiliser pour remettre au goût du jour la trouvaille de Karl Kordesch, le scientifique qui démontra à l’époque que de telles piles pouvaient être rechargées. De cette découverte est né le projet Regen-Box, qui a fait l’objet d’un financement participatif discret mais réussi sur Ulule.
Un brevet de 1980 tombé dans l’oubli
En 1980, Karl Kordesch, ingénieur émérite qui a participé à l’invention de la première pile alcaline sèche et, en outre, à la mission Apollo, affirmait déjà qu’il était possible de recharger les piles dites à usage « unique ». Pour cela, il suffit en fait de produire des piles un poil plus résistantes au niveau des joints et des séparateurs, et d’y inclure un absorbeur d’hydrogène. On évite ainsi les risques associés à la recharge comme les coulures ou les explosions. Mais surtout, il aurait été possible de réutiliser des milliards de piles depuis tout ce temps, et leur éviter ainsi de finir trop rapidement dans une décharge, avec le coût environnemental que l’on connait.
Car les piles alcalines sont en fait tout à fait rechargeables, si tant est qu’on ait l’équipement adéquat. Inutile en effet de les placer dans votre chargeur habituel, le procédé étant différent. Dans les années 1980, Karl Kordesch commercialisa, avec la marque Rayovac, un appareil pour recharger des piles alcalines 25 fois ! Un produit qui a disparu assez rapidement, vraisemblablement à la suite de la faillite d’un des fournisseurs des matériaux nécessaires à la production de la pile. En réalité, il semblerait que la logique de marché leur ait préféré les piles rechargeables de type NiMH. En parallèle, les piles alcalines à usage unique ont tout de même continué leur croissance pour se vendre en centaines de millions d’unités chaque année… malgré leur durée de vie très limitée. Il est certain que les industriels de l’alcaline se sont à l’époque frotté les mains de voir l’invention de Kordesch tomber dans l’oubli, chaque pile pouvant être réutilisées quelques dizaines de fois avant de procéder à un nouvel achat.
Avec la volonté de reprendre le flambeau de Karl Kordesch, et dans un esprit de lutte contre l’obsolescence commerciale, les membres de l’Atelier 21 du collectif Paléo-Énergétique ont donc mis au point un nouveau régénérateur de piles alcalines 100% open-source. Aujourd’hui au stade de prototype, le chargeur fonctionnel ainsi conçu est en mesure de recharger non seulement les piles alcalines, mais également les piles rechargeables traditionnelles ! Le secret de leur invention ? Un régénérateur qui utilise la technologie de la micro-impulsion, moins agressive pour les composants. Après une campagne de financement participatif qui va leur permettre de réunir une équipe de testeurs et d’opérer des essais sur des piles de différentes marques, l’Atelier 21 est fin prêt pour avancer dans sa conquête d’une nouvelle vie énergétique.
Déterrer le passé pour construire le futur
Dans une optique de recyclage bien en phase avec les tendances et les nécessités écologiques actuelles, le collectif Paléo-Énergétique s’est donné pour mission de recycler, non pas seulement les piles, mais aussi les connaissances. Ce collectif composé de personnalités hétéroclites qui réunit ingénieurs, designers, scientifiques, ou encore sociologues et hackers, s’est donné pour mission d’aller déterrer des brevets tombés dans le domaine public. Leur but ? « Écrire une contre-histoire de l’énergie ». Ils souhaitent pour cela ressusciter les techniques disparues, et montrer à tous que l’innovation, scientifique ou sociale, peut venir du passé.
Ainsi, le collectif agit comme un véritable groupe d’archéologues à la recherche de techniques oubliées, d’innovations passées à la trappe, englouties par les flots de la logique marchande, ou n’ayant pas connu le succès espéré. Avec le projet de l’Atelier 21 et la RegenBox, le collectif montre sa volonté de s’ancrer dans une démarche éco-responsable, qui lutte contre l’obsolescence énergétique, mais aussi contre celle des idées.
Chaque année, ce sont près de 60 millions de piles qui sont vendues en France, ce qui représente 33 000 tonnes de déchets directement dues à l’usage des piles alcalines. Alors que la récupération des piles est une obligation légale en France, seulement un tiers de celles-ci sont envoyées au recyclage. Le reste finit dans nos poubelles, ou pire, dans la nature. Ces jets désinvoltes coutent cher à l’environnement : les piles et les accumulateurs contiennent une part considérable de métaux lourds, qui, une fois dans la nature, se dispersent jusqu’aux nappes phréatiques. Le mercure, le lithium ou le nickel contenu dans les piles ont des conséquences directes sur l’environnement, et la vie humaine et animale. Au niveau de leur production, les piles à usage unique dévoilent aussi une aberration écologique : il faut 50 fois plus d’énergie pour produire une pile que ce qu’elle ne sera jamais capable de fournir. Vivement qu’on puisse à nouveau recharger les piles alcalines grâce à Regenbox !
lundi 31 octobre 2016
Fnaïre - Al Amir Nadif (EXCLUSIVE Music Video) I (فناير - الأمير نظيف (فيديو كليب حصري
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